Le 11 septembre 2025, c’était le grand jour pour la promo d’internes 2025. Après six années à avaler des cours et trois semaines d’appariement stressant, environ 9 000 étudiants en médecine ont enfin découvert leur affectation et leur spécialité. Un moment censé marquer le début d’une nouvelle étape… mais qui laisse un goût amer à pas mal d’entre eux.

La cause du malaise ? Les ECOS — ces fameuses épreuves orales censées évaluer 30% de la note finale.

Avant, c’était simple. Maintenant, pas trop.

Bye bye les ECN, place au nouveau duo d’évaluations :

  • EDN : examen écrit en ligne (60% de la note), assez proche des anciens ECN.
  • ECOS : épreuves cliniques orales (30% de la note).
  • Le reste (10%) dépend du parcours de l’étudiant.

Sur le papier, les ECOS avaient l’air d’une bonne idée : évaluer la pratique, voir comment l’étudiant se comporte avec un patient, apprécier ses qualités relationnelles. Bref, sortir du par cœur. Mais dans les faits, beaucoup y voient surtout un gros problème de subjectivité et de transparence.

Le hic ?

  • Les notes dépendent largement de la façon dont l’étudiant s’exprime → ce qui n’a pas toujours grand-chose à voir avec ses compétences médicales.
  • Les jurys restent humains, donc non anonymes → exit l’égalité parfaite des chances.
  • Résultat : certains carabins se prennent de sacrées chutes au classement, sans vraiment comprendre pourquoi.

Un interne raconte être passé de la 1600e à la 7500e place. « Ça fait mal… surtout quand tu bosses sérieusement depuis des années », confie-t-il.

Transparence zéro côté CNG

Le pire dans toute cette histoire, c’est que le Centre national de gestion (CNG), qui organise les épreuves, refuse de partager les grilles de notation. Les étudiants ont beau écrire, réclamer, ou même saisir la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs), ils se heurtent à un mur administratif.

Sans ces grilles, impossible pour les internes de comprendre ce qui a cloché. Résultat : frustration, sentiment d’injustice, et recours juridiques à répétition.

Et maintenant ?

Beaucoup d’étudiants espèrent que le CNG finira par céder sur la transparence. Mais connaissant l’administration française, certains préfèrent ne pas trop rêver. Entre un concours 100% écrit jugé « trop scolaire » et ces oraux contestés, difficile de trouver la formule parfaite. Pour l’instant, les internes font avec… mais pas sans râler. Et franchement, qui peut leur en vouloir ?

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