Analyse : les spécialités chirurgicales

Breast-Lift-Surgery

On en parle peu, mais choisir une spécialité chirurgicale à l’issue de l’internat est un choix particulier. Cette année, la spécialité chirurgicale sera choisie directement en septembre. Auparavant, les internes choisissaient simplement « chirurgie » et se spécialisaient ensuite après avoir effectué les stages dans différents services. L’année 2017 est l’année de la grande réforme de l’internat. Pour la chirurgie, il s’agit même d’une révolution. Voici les changements à attendre pour la rentrée :

Les différentes spécialités :

– Chirurgie maxillo-faciale

– Chirurgie orale

– Chirurgie orthopédique et traumatologique ;

– Chirurgie pédiatrique ;

– Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ;

– Chirurgie thoracique et cardiovasculaire ;

– Chirurgie vasculaire ;

– Chirurgie viscérale et digestive ;

– Gynécologie obstétrique ;

– Neurochirurgie ;

– Ophtalmologie ;

– Oto-rhino-laryngologie – chirurgie cervico-faciale ;

– Urologie.

Certaines spécialités ont beaucoup plus de succès que d’autres. Les raisons sont principalement le mode d’exercice, la rémunération et bien entendu les gardes. Ainsi, les spécialités chirurgicales les plus choisies sont l’ophtalmologie et l’ORL. Ces deux spécialités sont celles qui permettent l’exercice libéral le plus facilement, mais sont aussi parmi les plus rémunératrices.

À l’opposé, on retrouve la neurochirurgie et la gynéco-obstétrique. La neurochirurgie se pratique quasi exclusivement en établissement public, la rémunération est donc relativement faible par rapport aux autres disciplines. De plus, la neurochirurgie, comme la gynécologie-obstétrique a un rythme de garde particulièrement soutenu. Il en résulte que ces deux spécialités se retrouvent en bas de classement.

Un internat en 6 ans… voire 7

La réforme du 3e cycle qui sera mise en place à la rentrée de novembre prévoit de nombreux changements pour les futurs internes de chirurgie. Tout d’abord, l’internat n’est plus de 5 ans, mais de 6 ans, avec le plus souvent un clinicat obligatoire d’un an. Ce qui porte la durée totale de formation à 7 années. Cependant, cette durée est à modérer, en effet la durée de formation n’est pas prolongée, car elle inclut une année de clinicat. Sur le papier, les 6 années de formation risque de détourner les plus hésitants.

Les conséquences de la réforme

Les futurs chirurgiens seront ainsi formés à leur future discipline beaucoup plus tôt. Moins de connaissances chirurgicales générales, mais la surspéciasation étant aujourd’hui plus la règle que l’exception, la réforme s’inscrit dans cette dynamique. La chirurgie générale étant voué à disparaitre, les chirurgiens se verront demander de se spécialiser, mais aussi de se surspécialisé dans leur propre discipline. Par exemple, un chirurgien gynécologue-obstétricien, avec option cancérologie, ne fera à l’avenir que de la cancérologie, les accouchements étant réservés à son confrère obstétricien.

Le choix de la chirurgie est un choix de carrière en rupture avec l’apprentissage de la médecine à l’université. Un choix de cœur et de raison que les passionnés doivent choisir sans hésiter. La réforme offre une vision plus claire de la carrière dans laquelle s’engage l’interne, il faudra cependant être vigilant sur la mise en place du compagnonnage et de la formation théorique.

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