Un « super » numerus clausus et un oral

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Aujourd’hui, tous les étudiants ne peuvent pas doubler la PACES. Le seuil de redoublement, fixé par chaque université dans le cadre de la loi, est compris entre 2,5 et 3 fois le numérus clausus. Dès la rentrée prochaine, quatre universités parisiennes (Paris-Descartes, Sorbonne université, Paris-Diderot, Paris-Est-Créteil), et très probablement les universités de Lille et de Bretagne occidentale, vont expérimenter un nouveau processus de sélection intitulé « PACES 1 ».

Tout d’abord le dispositif AlterPACES (rejoindre la deuxième année des études de santé après une deuxième ou troisième année de licence) va être généralisé pour se substituer au redoublement. Par ailleurs, un oral permettra de repêcher les candidats recalés de justesse à l’écrit.

Un oral de repêchage

Auront accès à la deuxième année des études de santé, les étudiants issus d’AlterPaces et de la PACES. Parmi ces derniers, entre 70 et 80 % auront réussi les écrits, quand les 20 à 30 % restants seront passés par l’oral de repêchage.

Le nombre d’étudiants en PACES autorisés à passer cet oral d’une durée de 30 à 40 minutes oscillera entre deux et trois fois le nombre de places offertes à l’oral. Le jury s’appuiera sur des grilles d’évaluation précises, qui prendront en compte les connaissances, les compétences, la motivation et le projet professionnel des candidats. Ces derniers suivront une formation à l’université pour se préparer à cet oral d’un genre particulier. Par ailleurs, une UE (unité d’enseignement) préparation du projet professionnel devrait également voir le jour.

AlterPACES, la deuxième chance

Les étudiants qui auront échoué en PACES auront la possibilité, comme c’est déjà le cas dans certaines universités, de s’inscrire en deuxième année de licence et de rejoindre le dispositif AlterPACES, qui va être généralisé pour représenter jusqu’à 30 % du numérus clausus (nombre de places disponibles en deuxième année).

Un super-numérus clausus en 2018

Certains enseignants alertent sur le risque de rupture d’égalité entre les candidats lors de l’année de transition. En effet, en 2018–2019, les promotions parisiennes des quatre universités accueilleront à la fois des doublants et des primants qui n’auront qu’une seule et unique chance au concours PACES.

Afin que les primants aient, d’un point de vue mathématique, autant de chances que les doublants, les ministères pourraient notamment décider d’augmenter le numérus clausus de manière significative (de l’ordre de 25 %) cette année-là.

Quels que soient les résultats de cette expérimentation la PACES devrait faire l’objet d’une réforme de son contenu pour la rentrée 2019. Avec, pour objectif principal, moins de bachotage.

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