
Les faits cités ici devraient être bannis, car ils donnent une mauvaise image de nos études. Le week-end d’intégration à la faculté de médecine de Caen a donc été annulé. En cause : des faits de bizutage présumés. Une enquête a été ouverte.
Des étudiants à genoux, les yeux bandés, les mains liées et recouvertes de substances indéfinies, des photocopies de seins d’étudiantes qui ornent un pan de mur dans le local ou encore des incitations au viol… L’association des étudiants en médecine La Corpo, à Caen a vu son week-end d’intégration annuler après l’ouverture d’une information judiciaire pour bizutage.
Un dossier dans lequel s’accumulent les photos, les témoignages, des captures d’écran ou encore des échanges publiés sur les réseaux sociaux. Sous une photo rappelant la loi sur le bizutage, une personne commente « M’ouai enfin… On peut violer les lois sans qu’elles ne crient… » Une seconde personne ajoute « pas que les lois… »
Le rapport au corps et les pratiques sexistes semblent omniprésents dans ces rituels d’intégration. Autre exemple, ces photos de « bifle » que l’on trouve dans le dossier, raconte Le Monde. L’an passé, un des commandements préconisait même de « se faire bifler par Rosy avec son gode ». « Rosy » étant jusqu’en juin dernier, salarié de la Corpo, chargé du service de polycopie. Sur son site internet, du haut de ses cinquante ans, il se présente comme un artiste explorant les rituels étudiants.
D’autres gages « sont des incitations à faire des actes illégaux, allant de l’exhibitionnisme à faire des attouchements sexuels à des inconnus, ou encore tourner un film pornographique (faire un “Jacquie et Michel”) », continuent les syndicats.
Nous incitons bien sûr nos lecteurs carabins à plus de responsabilités…
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