La PACES pour les nuls

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L’ex L1 santé s’appelle désormais PACES. Cette première année commune des études de santé est le passage obligatoire pour tout étudiant qui s’oriente vers les études de médecine, pharmacie, odontologie, sage-femme, kinésithérapie et ergothérapie.

L’ancien concours de pharmacie

C’est en 2010 qu’une réforme très importante des études de médecine est entrée en application. Désormais appelée PACES pour « première année commune des études de santé ». Avant 2010, le concours de pharmacie était distinct, les étudiants souhaitant devenir pharmaciens devaient donc préparer la première année en faculté de pharmacie. Le concours unique à la fin de la première année laisse la place à quatre concours et classements différents.

Le numérus clausus

Le numerus clausus, c’est le nombre maximal d’étudiants admis en seconde année. Ce nombre est fixé chaque année pour chaque faculté et chaque spécialité (médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique). Il est fixé par le gouvernement, en fonction des prévisions du nombre de professionnelles de santé nécessaire dans les années à venir. Il faut savoir qu’un médecin nécessite au moins 10 ans d’études avant de rentrer sur le marché du travail.

En moyenne, pas plus de 20 % des étudiants de première année passent en deuxième année de médecine, avec de fortes variations en fonction des facultés.

Globalement, le numerus clausus dans les différentes spécialités est demeuré stable en 2011-2012 : 7 500 en médecine, un peu plus de 1 200 en dentaire, 1 017 en maïeutique et 3 095 en pharmacie.

Quatre classements différents

Le principal changement apporté par la PACES est la possibilité de choisir son concours dès le début du second semestre. À la fin de l’année, un classement spécifique dans chacune des quatre spécialités est publié, qui détermine pour les étudiants la possibilité de poursuivre leurs études dans la voie qu’ils ont choisie.

Un premier semestre commun

À l’issue du premier semestre, l’ensemble des étudiants passent les mêmes épreuves. Dans une partie des facultés, chacune des quatre spécialités a ses coefficients spécifiques dès le premier semestre.

Les étudiants ont ainsi un classement différent dans chaque spécialité, ce qui leur permet de déterminer dans laquelle ils auront le plus de chances de réussite. D’autres facultés, comme Paris 5, ont choisi de conserver des coefficients identiques au premier semestre.

Semestre 2 : le choix du concours

Au second semestre, les étudiants choisissent le concours qu’ils passeront à la fin de l’année : médecine, maïeutique, dentaire ou pharmacie.

Chaque spécialité fait l’objet d’une UE spécifique au second semestre, et d’une épreuve spécifique au concours de fin d’année. Les coefficients affectés à chaque UE varient aussi en fonction des spécialités, selon des modalités fixées par chaque faculté. Par exemple, l’UE « initiation à la connaissance du médicament » est dotée d’un coefficient plus fort en pharmacie.

Fin du premier semestre : des réorientations possibles

Les classements de la fin du premier semestre servent aussi à déterminer quels étudiants seront autorisés à faire le deuxième semestre en PACES. En effet, depuis 2011, les étudiants les moins bien classés (au maximum 15 % des effectifs) sont réorientés vers d’autres cursus universitaires sur décision du président de l’université. Ils ne pourront retenter leur chance en PACES qu’après avoir validé 90 crédits, soit trois semestres, dans le nouveau cursus.

En pratique, cela signifie qu’il ne sera possible de revenir en PACES qu’après avoir obtenu une licence 2. Une autre réorientation intervient à la fin de l’année : les étudiants dont le classement se situe au-delà d’un rang correspondant à deux fois et demie le nombre de places attribuées à l’université ne seront pas autorisés à redoubler. Ils pourront en revanche intégrer une licence 2, sous certaines conditions de résultat fixées par chaque faculté.

Un ou plusieurs concours ?

Sachant que seuls 20 % des étudiants réussissent le concours de médecine du premier coup, il peut être tentant de passer plusieurs concours afin de maximiser ses chances. « Passer médecine et odontologie, c’est jouer la sécurité », estime Paul, qui a redoublé sa première année à Paris 5.

Cependant, passer plusieurs concours implique de suivre plusieurs UE de spécialité, soit une charge de travail supplémentaire, au risque de disperser votre effort. « Les UE de médecine, d’odontologie et de maïeutique ont beaucoup de cours en commun.

La pharmacie ayant davantage de cours spécifiques, il est plus difficile de préparer ce concours en même temps que l’un des trois autres. En somme, si vous savez vraiment ce que vous voulez, et en particulier si vous êtes prêt à redoubler l’année en cas d’échec, il est inutile de vous encombrer d’une charge de travail supplémentaire. En revanche, si votre choix n’est pas clairement fait, et que vous êtes prêt à beaucoup d’efforts, vous pouvez envisager de passer plusieurs concours.

Un travail intensif

La PACES est particulièrement sélective et demande un travail très intense : les épreuves étant pour l’essentiel des QCM (questions à choix multiples), le travail principal consiste à apprendre, apprendre et encore apprendre. Vous devrez assimiler une quantité considérable de savoir.

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